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L’AGEM dénonce une utilisation inappropriée des fonds de la CVE-C

L'AGEM DÉNONCE UNE UTILISATION INAPPROPRIÉE DES FONDS DE LA CVE-C

La rentrée 2018 signe la mise en application de la CVE-C (Contribution Vie Étudiante et de Campus) instituée par la loi Orientation et Réussite des Étudiants. Celle-ci a pour vocation de concentrer sous une seule et même dépense plusieurs volets de la vie étudiante  auparavant différenciés dans les frais d’inscriptions. Centralisée par le CROUS, 85 à 93 % de cette charge est ensuite redistribuée aux établissements dans le but de promouvoir le développement de la vie étudiante sur les différents campus : FSDIE, animation, médecine préventive, SUAPS (Service Universitaire des Activités Physiques et Sportives).

Le 18 octobre dernier, un communiqué de la Conférence des Présidents d’Université est paru, dénonçant une utilisation douteuse et abusive d’une partie de la somme issue de la CVE-C. Le gouvernement avait en effet estimé que celle-ci rapporterait environ 95 millions d’euros (montant énoncé dans projet de loi de finance), mais il s’avère que cette somme, dans sa globalité, représente plutôt un total de 130 millions d’euros. Les 35 millions d’euros non-prévus dans le budget initial ont alors été envisagés pour pallier la dette de l’état.

Si Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation rassure les étudiants quant au fait que cette somme serait entièrement consacrée à la vie étudiante en 2018, elle explique également qu’à la rentrée 2019 le budget serait réévalué afin de correspondre uniquement aux besoins de la vie étudiante et de campus.

La hausse constante du nombre d’étudiants ces dernières années laisse entrevoir une augmentation drastique du budget obtenu grâce à la CVE-C pour la rentrée 2019 si celle-ci reste en l’état. L’AGEM veillera donc à ce que l’argent de la CVE-C ne devienne en aucun cas un impôt étudiant pour combler les dettes du pays. 

L’AGEM demande au gouvernement de proposer un fléchage clair et explicite des bénéfices de la CVEC-C, afin que l’argent des étudiants ne devienne jamais un moyen de combler la dette du pays. Nous veillerons donc à ce que ces promesses soient bel et bien tenues et que la somme collectée soit, comme le défend Madame la Ministre, uniquement utilisée aux fins énoncées dans le projet de loi initial